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    Rédemption






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    Rédemption par Edwin Gris le Jeu 01 Mar 2018, 21:07
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    Apprenti magicien
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    Rédemption - Introduction

    Ouais ouais la mise en page et la suite arriveront dans 1 an mais j'avais envie de poster.

    Son ombre se faufilait dans la nuit, moins rapide qu'il ne l'aurait voulu. Il s’efforçait avant tout de ne pas perdre trop de sang. Ce n'était pas que sa plaie à la main, rouverte par inadvertance, risquait de lui être fatale – elle était même plutôt bénigne en comparaison à ses blessures habituelles – mais il ne voulait ni tâcher ses vêtements, ni attirer l'attention. D'ailleurs, en poussant la porte de l'auberge, Edwin se défit de sa capuche noire et sourit à l'aubergiste. La femme le toisa de son air habituel, réitérant cette scène que le jeune homme appréhendait tous les soirs, abhorrant son étrange accent nordique.

    - Dites donc m'sieur là, j'sais qu'ma p'tite bicoque c'est la plus flexib' et la plus fiab', mais c'pas avec des sourires qu'on pay'bien l'loyer, hein. Vous m'faites des courants d'air tous les matins tous les soirs mais j'vois pas beaucoup d'argent qui passe. D'ailleurs, c'quand qu'votre mec il sort d'sa chamb' là-haut ? Des jours qu'il a pas vu l'soleil c'pauvre gosse. L'est encore malade ?

    - Bonsoir Madame. Ne vous en faites pas, Kamyl se remet. D'ailleurs, il ne tardera pas à bouger si vous voulez mon avis, il n'aime pas trop rester à ne rien faire. Il ira travailler très certainement.

    - Oh boh, j'espère bien alors ! C'pas en restant au pieu qu'on pay'bien l'loyer, hein.

    Il tenta de ne pas tressaillir quand il sentit une goutte de sang rouler sur son avant-bras et se résolut à éponger sa plaie sur son haut, avant de salir une énième fois le sol en bois de la réception. Dame Abigaïl avait déjà exercé bien trop de patience quant à ses activités qui devaient paraître plus que suspectes à ses yeux et il ne voulait pas aggraver leur situation, tant ils étaient dans la mouise financièrement et socialement parlant. Edwin savait bien que malgré le bon vouloir de la maîtresse de maison, son mari ne les laisserait pas dormir là un mois de plus sans qu'ils n'eussent payé un loyer. Ils devaient bien en compter trois ou quatre en retard, malgré les efforts récurrents du couple d'aubergistes.

    - Vous savez, c'pas qu'on vous aime pas, hein, mais l'loyer ça s'paye bien, sinon j'peux rien faire pour vous.

    - Je sais bien Madame, pardonnez-moi...

    Il ne s'attarda pas, longeant un mur de la réception comme s'il voulait s'y camoufler, et monta les marches de l'unique escalier qui grinça jusqu'à son arrivée au sixième étage. Il faillit tourner de l’œil en arrivant sur le perron, épuisé par le manque de sommeil, la faim, la douleur qui irradiait la plante de ses pieds à chaque fois qu'il faisait un pas. Posant son front fiévreux sur le cadre frais de la porte en pin, le temps de reprendre son souffle, il reprit également ses idées, se doutant que ce retour "à la maison" n'avait pas encore fini d'être pénible. Le brun n'eut même pas besoin d'abaisser la poignée, déjà Kamyl ouvrait la porte à la volée qui tapa le mur et revint aussi vite avant qu'il ne l'arrête d'un second geste tout aussi brusque que le premier.

    - Eh, eh, doucement.

    La voix d'Edwin ne se voulait ni apaisante ni lassée, seulement agacée, déjà sur la défensive. Il fit quelques pas dans la pièce avant de se déshabiller intégralement comme il en avait l'habitude, soupirant, soulagé de défaire sa peau fragilisée par les plaies plus ou moins bien guéries des tissus irritants de mauvaise facture qu'il portait. Le blond fit claquer une nouvelle fois la porte pour la fermer, s'approchant du tas de vêtements où il avait – malheureusement pour Edwin – déjà distingué la tâche de sang.

    - T'es sérieux, Edwin ? Est-ce que t'enregistre quand je te parle parfois ? On n'a plus de vêtements présentables, même moi j'en ai plus avec tes conneries ! Plus de vêtements et plus de bouffe ! Et j'ai un compagnon qui passe ses journées à chercher un groupe d'amis pour l'épauler dans son malheur et faire les quatre cents coups ensemble... Il avait pris une voix mielleuse et terriblement humiliante.

    - Si tu continues à claquer les portes et à gueuler comme ça, on aura même plus d'endroit où crécher, tu sais ? Et ça s'appelle UNE GUILDE.

    - Peu importe.

    Un long soupir fit gronder la gorge de Kamyl qui se baissa pour ramasser les affaires d'Edwin et les trier, entre pas présentable et présentable, avant de s'approcher de son ami, qui s'était assis sur ses fesses – qui demeuraient jusque-là, à peu près la seule partie de son corps encore intacte, de toute façon Kamyl n'aurait pas supporté qu'il en soit autrement – sur une des deux chaises de l'appartement. Le grand blond posa une main sur le dossier de ladite chaise et l'autre à plat sur la table, près des coudes du brun qui avait enfoui sa tête entre ses mains. Ainsi, il était penché à quelques centimètres de son crâne, tendu.

    - Je te préviens, demain tu me fais un truc. Je ne sais pas, tu vas aider des vieilles dames à étendre leur linge et t'en profite pour chourer des chemises, ou bien tu vas proposer tes services au boulanger et tu ramènes du pain ; ou alors tu reprends la sculpture et tu vas vendre sur le marché ! Mais tu ne vas pas vagabonder à la recherche d'un flocon de neige dans le désert sinon je te jure que j'me casse.

    De ses remontrances habituelles, Edwin n'avait entendu que le mot "pain" et son estomac s'était recroquevillé sur lui-même, dans un grognement qu'il ne put dissimuler, gêné. Depuis quelques semaines, il donnait presque tout ce qu'il trouvait à manger à Kamyl, qui avait réellement été affaibli par une crève tenace. Relevant la tête d'entre ses mains, il allait se plaindre mais son partenaire réagit avant même qu'il n'ouvre la bouche, ayant dans un même temps un mouvement de recul, un sursaut de dégoût et un réflexe bien peu agréable qui fut de frapper l'arrière du crâne d'Edwin. Celui-ci faillit s'en offusquer mais il comprit bien vite en voyant du rouge un peu partout que sa blessure avait laissé sur son visage de belles traînées de sang. L'autre avait dû avoir peur. Le brun n'eut le loisir de lui le demander, car Kamyl avait déjà enfilé des chaussures et quitté la pièce, sans un mot de plus.

    ***


    Le bruit de la porte se fermant réveilla Edwin, mais cette fois-ci elle n'avait pas été claquée. Le brun se releva du matelas sur lequel il s'était allongé nu, se hissant difficilement à la verticale tant le lit était bas, dans cette auberge qui était vraisemblablement la plus miteuse de la ville pour qu'ils eussent pu se la payer – bien qu'ils ne payassent pas. Kamyl se dévêtit et dans un sourire doux vers le brun, se dirigea jusqu'à la kitchenette qui se trouvait dans la même pièce que le lit et la table. Seule la salle de bain était séparée de la pièce de vie par une cloison et quelle cloison : effritée et sans porte. Quiconque aurait vu la scène se serait demandé s'il s'agissait là du même homme, vu auparavant rageur et autoritaire, à présent calme et, semblait-il, attentionné.

    - Ne t'inquiète pas, demain je serais aussi en vadrouille. Enfin, au travail. Pas de vadrouille, s'il te plait, mais je veux dire : inutile de te casser la tête plus que de raison, je rapporterai quelque chose aussi.

    Levant ses yeux de sa plaie qu'il avait simplement laissée sécher, faute de bandages ou autres techniques de guérison à portée, Edwin s'approcha du jeune homme pour l'enlacer. Son étreinte lui fut rendue avec moult précautions, ce qui faisait toujours la qualité de son compagnon lorsqu'il était enclin à la patience et à la compréhension.

    - Qu'est-ce que t'es allé chaparder ?

    - Une poularde.

    Rien qu'au mot, un nouveau gargouillement se fit entendre et le brun farfouilla dans le sac de toile avec des étoiles dans les yeux, avant de retirer ses mains prestement, dégoûté.

    - Mais...

    - J'veux dire, j'ai tué une poularde. Mais faut la cuisiner, elle n’allait pas t'arriver toute dorée au four et farcie, non plus.

    Devant l'air peu ravi d'Edwin, Kamyl se mit à rire et lui proposa de préparer la table et de faire un brin de rangement le temps qu'il s'occupât de la viande. Ce n'était pas très bon pour le régime alimentaire que le brun devrait théoriquement suivre, d’ingurgiter trop de protéines, mais la survie ne dépendait que de ce qu'ils parvenaient à trouver çà et là.

    - Du coup, tu disais, si je ne ramène rien demain, tu te casses ?

    - Oh, ta gueule.

    Edwin jubilait, légèrement moqueur mais rassuré tout de même. Ils étaient comme ça, à dire des horreurs à chaud tous les deux la plupart du temps, des menaces à tout bout de champ, parfois même des coups échappés un peu malheureux. Cependant, malgré le sentiment que l'on pouvait en avoir, ni Edwin, ni même Kamyl ne serait en mesure de mettre un terme à cette relation s'il le désirait. Sans qu'ils ne sussent en donner la raison, l'affection qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre leur faisait garder la tête hors de l'eau et s'ils pouvaient haïr la vie et se haïr mutuellement au matin, la lueur fulgurante de leur passion les portait la journée, l'agacement et la peur cessant dès lors qu'il ne restait plus que l'obscurité et le silence pour cacher l'ardeur de leur union.

    ***


    Dire que le réveil chaque matin était difficile était en réalité un euphémisme. Enfin plutôt le lever, car n'allez pas faire dire à deux cœurs enamourés que traînasser au lit l'un contre l'autre fusse pénible. En revanche, lorsqu'Edwin devait quitter les douces brûlures que lui procuraient la peau de Kamyl contre la sienne pour les remplacer par les irritations beaucoup moins addictives provoquées par ses vêtements, c'était un peu plus difficile, qu'on le lui accorde. D'autant plus si la journée devait se poursuivre sans eau chaude et sans petit-déjeuner et c'est ce qu'il se passa le lendemain à l'instar de nombreuses autres matinées qu'il avait passées et qu'il passerait encore jusqu'à son salut. Mais au moins, le soir d'avant, il avait pu manger à sa faim, ce qui constituait mine de rien un avantage certain pour les travaux de cette journée à venir.

    D'autant qu'Edwin n'avait pas décidé de chômer ce jour-ci, ni de partir à la recherche d'une guilde comme les jours précédents. Cela dit, il n'allait pas non plus se contenter d'un séjour chez les dames du village, chez le boulanger ou au marché comme le lui avait suggéré Kamyl. Il attendit donc que le blond soit parti le premier, avant de ressortir de sa vieille malle, sa cape rouge qu'il ne portait qu'en de funèbres occasions. Le blond ne l'aurait sans doute jamais laissé partir avec cet habit sur le dos, il ne savait que trop bien ce qu'il signifiait aux yeux d'Edwin : l'heure des gros travaux, l'heure du crime. Car le jeune homme avait pour l’habitude de ne revêtir cette cape que pour les missions qui comprenaient une nécessité de tuer, en guise de symbole pour sa conscience. Lorsqu’il la lavait, c’était pour lui un moyen d’évacuer moralement ses actes. Seulement ce jour-là, l'enjeu était plus grand encore. Le brun n'allait pas uniquement, comme cela avait pu lui arriver, s'adresser à de nouveaux commanditaires en quête d'une mission qui lui permettrait de subsister quelques jours de plus. Il venait de réaliser que la dernière connerie qu'il avait faite n'allait pas tarder à lui retomber dessus s'il ne se rachetait pas très vite auprès de ses derniers interlocuteurs. Il en profiterait, une fois puni ou excusé, pour remplir une nouvelle mission au sein de ce groupe. Aussi, il quitta l'auberge en espérant très sincèrement revenir entier le soir même, mais rien n'était moins sûr, sans qu’il ne s’en doutât pour autant.

    Ses pas le guidèrent aisément et avec un peu moins de mal que le jour précédent – puisque de jour en jour, de pas en pas, il apprenait à trouver des appuis moins douloureux lorsqu’il était blessé – hors de la ville de Cedar, dans laquelle se trouvait son auberge. Il s'éleva, à travers quelques sentiers, dans les monts environnants, marcha pendant près d'une heure jusqu'à atteindre la grande grange qu'il avait parfaitement localisée dès la première fois où il s'y était rendu. En même temps, le lieu n'avait absolument aucune raison d'être caché, au contraire, puisqu'il s'agissait là d'un refuge pour mages solitaires qui proposait également des missions perdues, missions refusées par les guildes officielles et qui n'avaient encore pas trouvé repreneur. Certes, il s'agissait alors de missions moins nobles, moins bien payées et plus dangereuses que celles qui étaient proposées dans les guildes, mais il y en avait toujours une qui seyait à celui qui cherchait bien. Le tout était parfaitement légal et bien ficelé, et c'est en ça que la dernière erreur d'Edwin pourrait s'avérer plus dangereuse qu'il n'y paraissait au premier abord. Des vols dans des institutions non-magiques, il en avait commis, des tas. Les gens, généralement, ne se rendaient même pas compte du vol ou bien ne le soupçonnaient pas, tant ses capacités en cet art avaient été développées depuis son enfance. Au sein de groupes un peu moins fréquentables aussi, il en avait fait de belles, mais là encore rien de bien fou : ces institutions-là avaient pour ainsi dire l'habitude qu'on la leur fasse à l'envers et n'avaient plutôt pas intérêt à faire du grabuge une fois le voleur envolé. Mais dans une organisation aussi intègre que le Refuge des Six Lunes, le vol qu'il avait commis lui serait sans aucun doute reproché et nul ne s'opposerait même à ce qu'il soit poursuivi en justice. Edwin se doutait que ce ne fut qu'une question de temps avant que l'on ne trouvât sa planque à Cedar, qui était perçue comme la ville la plus proche et il se devait de racheter ses fautes pour ne pas causer de tort à Kamyl.

    Malgré sa réputation, le brun n'était pas fondamentalement un homme mauvais, et bien qu'il eût pu tuer plus d'hommes qu'un autre à son âge, il se démerdait toujours pour bien choisir les missions auxquelles il répondait, ne sombrant pas du mauvais côté de la force magie. Jamais il n'avait désiré être reconnu comme un malfrat et rien que le fait de pousser la porte de la grange en sachant qu'à la seconde près où on le reconnaîtrait, il serait assimilé à un de ces terribles mages noirs, lui donnait la nausée. Parce que pour avoir volé et revendu les richesses des mages avec qui il avait passé plusieurs soirées, il n'allait pas être accueilli les bras ouverts. Il espérait pouvoir s'en sortir malgré le fait que son acte n'était pas réparable auprès d'eux, puisque les hommes et femmes en question étaient repartis en tant que mages solitaires et que les dégâts ni matériels ni moraux ne pourraient être rattrapés. Seule sa loyauté et son image pourraient s'en retrouver redorées, si l'institution acceptait son retour.

    Constatant déjà de loin que la devanture de la grange était animée d'un groupe de mages fumant le cigare, il prit une grande inspiration et remonta sa capuche. Si tant était que cela fût possible, il aurait aimé ne rencontrer que le responsable avant de s'en prendre plein la tronche. Le brun cru voir une tête familière parmi les trois visages qui le toisaient et il eut raison de presser le pas avant d'entrer. Néanmoins, l'un d'entre eux fut plus rapide – une femme, qu'il ne connaissait pas, cela dit – et un objet tranchant, qu'il ne reconnut que plus tard comme un shuriken, frôla le haut de son crâne et entraîna sa capuche qui retomba à l'arrière de sa nuque. Dévoilé, il n'eut d'autre choix que de baisser les yeux devant l'homme qu'il avait reconnu, un peu trapu mais terriblement sympathique, qui s'approchait déjà.

    - Je savais que c'était toi, t'es reconnaissable entre mille, Veuve noire.

    Le brun serra les dents. Ce n'était pas un surnom dont il se vantait, donc que Milan l'utilisât signifiait que sa réputation avait été mélangée à son précédent acte, ce qui ne pourrait lui être que plus préjudiciable encore. L'autre mage continuait d'approcher, bientôt secondé dans son intimidation par les deux autres qui se levèrent de leurs assises.

    - Milan... je sais que ce serait trop facile de te demander le pardon mais, s'il-te-plait, laissons-nous le temps de faire les choses dans les règles.

    - Devant un homme qui se fait aussi bel acteur dans l'unique but de voler d'honnêtes gens, je ne vois même pas comment je pourrais me justifier de respecter une quelconque règle. Est-ce que tu sais au moins ce que tu m'as pris ?

    En réalité, Edwin n'osait même pas penser à ce qu'il avait volé. Il ne savait que trop bien à quel point un simple petit bijou ou objet pouvait porter l'espoir d'une vie et c'est pourquoi il ne chercherait ni à fuir ni à esquiver quel coup que ce soit. Milan, arrivé à sa hauteur, ne fit pourtant que le pousser, violemment, mais sans chercher à blesser, peut-être juste à faire peur. La confiance d'Edwin résidait dans le seul fait que Milan était beaucoup plus petit que lui, sinon il serait sûrement dans un autre état d'esprit encore.

    - Je suis venu pour réparer mes erreurs.

    - Ce ne sera pas aussi simple que ce que tu penses, Edwin.

    - Je sais...

    Il n'arrêtait pas de le pousser, de plus en plus violemment, il ne faisait aucun doute que bientôt le brun allait s'en prendre une.

    - Tu ferais mieux de partir tant qu'il en est encore temps, mec. J'pense que les gens ici, sauf ceux à qui tu as pris beaucoup, t'ont déjà oublié.

    C'était une femme qui avait parlé, celle qui avait lancé le shuriken. Elle ne paraissait pas vraiment bienveillante, c'était juste histoire de prévenir que le contrecoup allait être rude. D'ailleurs, le brun fut secoué une nouvelle fois, avant qu'un homme, ayant certainement vu la scène depuis une ouverture de la grange, ne sortit d'un pas rapide. Lui aussi, Edwin le reconnut. L'homme se précipitait sur eux.

    - Eh, Milan, arrête...

    Il tenta de les écarter, ce qu'Edwin prit naïvement comme une part de pitié. Seulement à l'instant d'après, un poing certainement bien plus robuste et plus rapide que celui que Milan aurait pu lui asséner s'écrasa sur sa tempe, le faisant vaciller.

    - ...laisse-moi en. Alors bonhomme, qu'est-ce que tu vas faire ?
    À suivre...

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