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    Le Vent le plus Aride






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    Le Vent le plus Aride par Liesel Engelwald le Ven 05 Jan 2018, 22:33
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    Le vent le plus aride



    Précédemment:
    Le groupe est attaqué dans le tunnel de Taharqa. Mis à prix par Bellum, Amadeus révèle qu’il souhaite venger son père, tandis que Liesel raconte les événements de Neferet, lui permettant de gagner la confiance de son rival. De son côté, Ysaline doit supporter un Yolagaar blessé, qui ne donne plus signe de vie depuis qu’il a pris sa forme de bracelet.

     Fini le tourisme.


    « Vous auriez dû m’y laisser… » répéta encore une fois Amadeus.

    Ysaline n’allait pas lui rabâcher que ça aurait été beaucoup trop dangereux. De toute façon, à quoi bon, se disait-elle, ils étaient probablement tous morts dans l’éboulement du tunnel. Elle y repensait en se disant que ça n’avait peut-être pas été la meilleure solution. Tuer ou être tué, elle l’avait compris, mais ne s’y faisait toujours pas. Tout le monde n’avait pas une grande cause pour justifier ses crimes…

    Ils avaient finalement pu se reposer dans le tunnel, grâce à des gardes alternées et un sommeil léger. À aucun moment ils n’avaient estimé qu’il leur faille un jour et demi pour traverser Taharqa.

    Quand une bourrasque de vent salé gifla le visage des voyageurs, ils comprirent pourquoi l’on appelait cet endroit les Plateaux Décharnés. Bien qu’ils fussent à l’abri dans le tunnel, les ouvertures laissaient passer le vent et son sifflement. Quand il fouettait les joues de Liesel, celui-ci ne pouvait s’empêcher de gémir de surprise et de douleur, tant le sel contenu dans l’air tiraillait la peau et l’asséchait. Le garçon espérait que ce serait plus calme une fois à l’extérieur.

    Le sol s’était petit à petit éclairci, substituant le sable doré à une épaisse roche granuleuse toute blanche, parfaitement polie par l’Ounech, nom donné à ce vent aiguisé. Le soleil était également devenu plus discret dans le tunnel.

    Liesel essaya tant bien que mal de protéger ses camarades du souffle avec un bouclier de papier, mais la fragilité de celui-ci le força rapidement à arrêter. Tous enfouis dans leurs vêtements, ils arrivèrent bien vite près de la grande sortie qui les éblouit. Amaedus s’arrêta.


    « Ce que nous avons affronté jusqu’à présent… Ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. »

    Ils traversèrent le halo de lumière et virent se déployer devant eux la grande plaine monochrome. Les formes blanches n’étaient contrastées que par quelques fumées orangées qui se dégageaient de crevasses ; elles devaient être à l’origine de cette atmosphère saumâtre. Des larges piques gravées parsemaient la vallée en pointant le ciel presque bleu marine, assombri par les vapeurs noirâtres.

    Mais le plus inquiétant, c’était les cadavres humanoïdes empalés sur ces lances de granit. On devinait leurs bras et les jambes sous les bandages organiques qui avaient probablement dissous leur chair.


    ♦️
     Les Plateaux Décharnés


    « On va réellement devoir traverser tout ça…
    — Si ça le voyage s’était annoncé facile, je ne vous aurais pas sollicités. »

    Ysaline eut un moment de stase, stupéfiée par le nombre de cadavres que l’on pouvait compter depuis l’entrée des plateaux. Elle se réveilla quand la trachée du sahaguin vibra à nouveau d’un souffle âpre.

    « Marglah ! Non ! Où elle va !?
    — Elle s’enfuit ! »

    Elle n’hésita pas un instant et fonça droit devant. Accablé par la chaleur, le groupe n’eut même pas la vivacité nécessaire pour lui courir après. Ils étaient restés saisis.

    « Elle nous a abandonnés… fit Ysaline comme si elle venait de perdre des années d’amitié.
    — Je ne comprends pas… »

    Eux qui comptaient justement sur elle pour cette partie du voyage, ils se retrouvaient à pied. Alkael regardait Liesel d’un air qu’il avait rarement vu : des yeux tristes et inquiets. Elle avait un mauvais pressentiment, et l’albinos connaissait sa chienne, c’était justifié.

    Ysaline quant à elle se lassait déjà de l’absence de son compagnon volatile. Il était toujours sous sa forme de bracelet, toujours ébréché. Lorsqu’elle insufflait un peu de magie dans celui-ci, il répondait par un bref clignotement discret ; c’était la seule chose qui la rassurait.


    « Ces fleurs… soupira Amadeus en s’éloignant du groupe.
    — Qu’y a-t-il ?
    — C’étaient les préférées de mon père. Il était poète dans l’âme, il aimait celles-ci parce qu’elles n’éclosent jamais. Les pétales fanent dès qu’elles poussent. Ça ne m’étonne pas de le trouver dans un lieu si désolé…
    — Amadeus… »

    Liesel avait remarqué les poings serrés du noble, son désir de vengeance. La source du feu, c’était pour cela qu’il la voulait, ça ne faisait aucun doute. Même s’il souhaitait semer la terreur sur le champ de bataille ou anéantir des villages entiers, Liesel lui laisserait la source. Après tout, il s’était lui-même battu contre Bellum, et voir ce pays rasé de la carte réduisait considérablement le nombre de criminels indignes de son utopie.

    Pourtant, il préférait la laisser à Ysaline, il avait bien plus confiance en elle. La seule flamme capable de brûler les branches d’Yggdrasil… C’était ce qu’avait murmuré Ivan à sa mort, et cela avait grandement inquiété Liesel. Si l’arbre était détruit, alors il perdait un atout considérable dans sa chasse aux mages noirs.

    En envisageant cette possibilité, il sentit son cœur se crisper, ni de peur, ni de colère, mais d’une tristesse inexplicable. Un deuil étrange qu’il n’aurait jamais imaginé ressentir. Il repensa à ses rencontres avec Yggdrasil dans les tréfonds de son esprit : une part d’elle vivait en lui… Si elle disparaissait, il se sentirait incomplet. Peut-être même qu’il mourrait lui aussi ?


    « Bref, continuons. Il ne faut surtout pas que la nuit tombe.
    — Nous n’aurons pas le temps de tout traverser…
    — C’est pour cela que nous devons trouver un endroit où nous cacher pour la nuit. »

    Ils partirent donc vers le nord, prudemment. Ils eurent raison de rester sur leurs gardes, car plusieurs monstres avaient surgi et ils avaient dû se défendre. C’était Amadeus qui avait fait la plus grande part, il avait même foncé pour prendre une attaque à la place d’Ysaline. Elle détestait ce genre de comportement, ça n’avait jamais rien donné de bon par le passé.

    Le soleil, qui descendait dans le ciel pour se coucher, laissait place à un vent glacé, dont les ravages sur la peau étaient encore pires. En une après-midi, ils avaient parcouru plus d’un tiers des plateaux, non pas sans efforts, si bien que Liesel était épuisé : son absence de magie le rendait plus vulnérable que les autres.


    « Tout va bien ?
    — Oui, je crois… Laissez-moi juste souffler un peu…
    — Nous allons poser le camp ici, rassura le noble en pointant du doigt un rocher assez haut, ne t’en fais pas.
    — C’est sûr ?
    — Rien n’est sûr ici. Mais en hauteur, nous pourront voir les monstres arriver de loin. Nous ferons des tours de garde, comme dans le tunnel.
    — Amadeus, vous vous êtes blessé, reposez-vous, je surveillerai. Liesel aussi est épuisé, vous n’aurez qu’à dormir un peu plus longtemps, ordonna presque la rouquine.
    — N’en fais pas trop, si ça ne va pas, appelle-moi. »

    Sans qu’ils ne s’en rendent compte, le temps passé dans ces lieux hostiles avait renforcé l’unicité du trio, si bien que les deux amis faisaient désormais confiance à Amadeus – toute proportion gardée. En effet, le danger les guettait tous les trois, la moindre querelle était stupide.

    Ysaline alluma un feu et les camarades s’assirent pour se chauffer au pied du tout petit promontoire. Elle se posta ensuite au sommet de la pierre, puis caressa doucement son bracelet en pensant à son compagnon, mais Amadeus l’interpella.


    « Après réflexion, je ne vais pas si mal que ça. Ysaline, pourquoi ne pas vous apprendre un tour ou deux ?
    — Non, vous devez vous reposer !
    — Ha ! Je n’ai plus besoin d’une mère pour me couver, dit-il en grimpant sur le rocher avec elle. Laisse-moi t’apprendre un sort. J’imagine que nous pouvons nous tutoyer, après ces aventures…
    — Je n’ai jamais vraiment aimé toutes ces barrières de la noblesse. » dit-elle, les joues roses.

    Amadeus échappa un rire puis prit la main d’Ysaline entre les siennes.


    « Laisse-moi t’apprendre le Hibou. Avec lui, tu seras ton propre paladin. »

    Il la fit tourner à la manière d’une valse puis l’arrêta lorsqu’elle fut de dos. Les mains sur ses épaules, il lui donnait les instructions.

    « Imagine une quantité assez importante de magie contenue dans une forme ronde. Ne te force pas, vu ton niveau, le Hibou apparaîtra tout seul. Cet oiseau sera là pour te protéger. »

     Thème d’Amadeus


    « Pense à l’étreinte d’un être cher. Au sentiment de sécurité qui en émane. Sa chaleur. »

    Elle tendit la main, mais seul un oiseau mauve apparut puis partit s’écraser à toute vitesse à plusieurs centaines de mètres. Liesel, les yeux rivés sur les étoiles, écoutait attentivement la conversation.

    « Je… Je n’y arrive pas… Encore cet oiseau sombre…
    — C’est étrange… »

    Ysaline se souvint de ce que lui avait dit son ami, qu’elle devait s’ouvrir aux autres. Elle voulait le faire, elle voulait faire confiance à Amadeus. Mais comment s’y prendre ? Avec Liesel, tout avait été miraculeusement simple, mais pourquoi cet homme semblait si inaccessible et à la fois si… intriguant ?

    « Je… commença-t-elle maladroitement. Je n’ai personne qui m’évoque un souvenir aussi agréable. »

    Elle baissa la tête et se remit en question. Peut-être que si elle avait été moins égoïste, elle aurait eu ces moments agréables et intimes ? Il était trop tard pour le savoir.

    « Qu’est-ce que… !? »

    Les bras du noble s’enroulèrent autour de la rouquine, qui sursauta. Elle ne résista pas, pourtant. Ils restèrent immobiles un long moment ainsi, mais Ysaline ne put estimer la durée de cette étreinte. Elle n’était pas sûre de comprendre, mais elle la sentait, cette chaleur. C’était donc ça, ce sentiment…

    Après un temps, elle décida de dissiper les ambiguïtés : elle tendit la main, et une chorégraphie de flammes s’arrangèrent pour dessiner un hibou devant elle. Amadeus recula d’un pas en applaudissant calmement.


    « Bien, tu apprends vite ! »

    La pénombre dissimula ses joues rouges quand elle lui sourit. Malheureusement il était trop tard, pour elle, ces ambigüités étaient toujours là.

    « Pourquoi tu lui as fait une collerette de vautour ? C’est ridicule, haha.
    — Ha ! C’est pour ton écharpe bizarre !
    — Eh bien voilà comment on me remercie de mon tutorat, allons bon, s’amusa-t-il.
    — Tu parais menaçant au premier abord, mais tu es quelqu’un de doux, Amadeus. »

    Elle regretta immédiatement d’avoir laissé s’échapper cette pensée à voix haute.

    « Doux ? Non, Ysaline… Je cherche la… il s’interrompit, je cherchais la même chose que toi. Mais tu as l’air d’avoir changé de voie. Tu as bien du courage. »

    L’homme se retourna sur ces mots mystérieux qui laissèrent la magicienne perplexe.

    « Au final, tu es peut-être plus forte que moi, dit-il en descendant de leur perchoir pour s’allonger.
    — A-Ah bon ? »

    Elle resta abasourdie un moment, puis secoua sa tête, le regard dirigé au loin, pensive.

    La tête posé sur son sac inconfortable, l’homme fixait les flammes en imaginant brûler ceux qui l’avaient privé de son enfance. « La vengeance », il murmura. Liesel comprit que les deux les nobles avaient un but commun, seulement Ysaline avait été assez résiliente pour s’en défaire.


     Séparation


    « Liesel ! Ysaline a disparu !
    — Quoi !? »

    Réveillé d’un bond par son camarade, Liesel avait en un instant dégainé son arme, paré aux recherches. Il fut néanmoins pris d’un vertige de s’être levé si vite, lui rappelant que céder à la panique n’étais pas une bonne idée. Il prit une grande inspiration, qu’Amadeus considéra comme de la nonchalance.

    « Elle était censée me réveiller pour mon tour de garde, mais elle ne l’a pas fait. Quand j’ai ouvert les yeux, elle n’était plus là ! il réexpliqua d’un ton hostile.
    — Amadeus, calmez-vous. Sirius, tu s-
    — Me calmer !? Liesel, cet endroit est mortel, nous ne sommes même pas sûr d’en ressortir vivants tous les trois, seule elle n’a aucune chance ! Il faut qu’on la retrouve, et vite ! »

    Le noble hurlait, il avait de nouveau perdu sa contenance. Aux yeux de Liesel, son air pédant et supérieur s’était totalement dissipé : sous ses aspects d’élevé de la société sans excès, Amadeus réagissait beaucoup à l’affect.

    L’albinos profita du sermon de son camarade pour consulter Sirius, qui ne put répondre avec précision dans l’instant, mais qui avait confirmé qu’elle se trouvait à l’ouest.


    « Amadeus ! Je sais mieux que vous ce dont elle est capable, Ysaline n’est pas le genre à se laisser mourir facilement. Réagir comme ça ne nous fera faire que des erreurs ! Maintenant, je prends les choses en main, j’ai un joker : elle est à l’ouest.
    — Comment tu…
    — Et ma carte maîtresse : Alkael, zoeken ! »

    Il n’en fallut pas plus pour que la chienne prenne la tête pour guider les camarades dans la nuit. Traverser les plateaux sans visibilité était le meilleur moyen de rencontrer des créatures affreuses, mais sitôt qu’elles apparaissaient, Amadeus les terrassait.

    « Donc moi je suis juste un joker et c’est Alkael ta carte maîtresse ? Je suis vexé. » fit l’immatériel.

    Bientôt, le duo put voir au loin des oiseaux embrasés voler dans la panique, puis une explosion retentit, qui laissa place à un silence.

    « Elle est là-bas !
    — Tss, habituellement j’aurais pu nous faire aller plus vite…
    — Habituellement… Si elle n’avait posé la condition qu’un bras cassé comme toi nous accompagne, on n’en serait pas là.
    — Pardon !? J’ai rien à voir dans tout ça, si vous saviez mon combat à moi, vous ne diriez pas ça !
    — Je me fiche de toi, je veux juste sauver Ysaline là maintenant ! »

    Étrangement, la panique du noble amenait Liesel à traiter la situation avec calme. Pourtant, les propos d’Amadeus avaient énervé le garçon et ce dernier était bien déterminer à lui prouver qu’il n’aurait pas Ysaline. Interprétation correcte ou non, Liesel avait fini par considérer la chose comme un bête combat d’hommes pour une fille, bien qu’il n’eût pas de sentiments pour elle, c’était sa meilleure amie !

    « Khamsin. »

    Grâce à l’enchantement de sa dague, il put gagner quelques bons mètres d’avance et arriver sur les lieux pour constater ce qu’il s’y tramait. Ysaline était inconsciente, sur le sol, entourée de bandes blanches, cette matière qui enrobait chacun des cadavres que le trio avait jusqu’alors croisé.

    « Oh non ! »

    L’albinos s’empressa de vérifier ses signes vitaux et de retirer ces toiles visqueuses et corrosives. Il sacrifia d’ailleurs des morceaux de peau, sachant d’avance que la chaleur du soleil combinée au sel serait un supplice, le lendemain.

    « Elle est vivante !?
    — Oui, mais…
    — Attends, quelque chose ne tourne pas rond.
    — Voilà, il y a un problème. »

    Les deux garçons se rapprochèrent, autour de la pyromancienne évanouie. Leur animosité s’étaient dissipée grâce à la tension qui planait dans l’air. La chienne grognait, sans savoir d’où la menace venait.

    « Si nous avons vu des explosions tout à l’heure, commença Amadeus.
    — … c’est qu’elle se battait contre quelque chose. »

    Les deux garçons étaient prêts à tout pour défendre leur amie, ils sollicitaient toute leur attention sur les alentours dans un silence de plomb. On entendait leurs cœurs battre à la chamade.

    Soudain, le sol trembla. Les Plateaux Décharnés révélèrent leur vraie nature : un sol instable, dont les plaques terrestres n’égalaient pas plus d’une dizaine de mètres. Celles autour d’eux se mirent en marche et un cri strident retentit, si bien que Liesel dut se couvrir les oreilles pour couvrir la douleur.


     Boss Time !


    « Liesel ! Attention ! »

    Se mouvant dans un nuage de flammes, Amadeus bougea en un instant pour former devant Liesel un grand hibou dans lequel se logèrent les pattes de l’animal géant qui leur faisait désormais face, surgi des sols.

    Ce geste avait touché l’albinos. À bien y repenser, il le méritait bien, depuis l’attaque qu’il avait reçue contre le requin.


    « Que… Quelle horreur… »

    Le monstre leva ses deux pattes avant et poussa de nouveaux un hurlement, moins fort. Liesel esquiva les pointes rouges qui faillirent s’abattre sur lui. Il put voir un peu mieux l’abomination qui leur faisait face : une araignée géante.

    ♦️
     Une Eviscérâme


    « Rémiges de la corneille ! »

    Le noble montra à nouveau son attaque signature en envoyant une volée de plumes tranchantes immatérielles qui s’avérèrent peu efficace. Liesel, plus en retrait, visait avec son arc, mais la mobilité de l’adversaire qui se déplaçait circulairement lui empêchait tout précision. À ses pieds, Alkael attendait que son maître trouve une ouverture.

    « Mmh… Agile, ça rime avec fragile ! Khamsin ! »

    Liesel décocha une flèche et activa sa dague pour perforer une patte légèrement après l’impact de son projectile. Temporairement immobilisée, la créature laissa une ouverture suffisante pour Amadeus qui avait chargé son sort le plus puissant.

    « Finissons-en ! Nidus Anhingidae ! »

    Un cercle magique apparut sur le sol, puis il grouilla soudainement de serpents ailés qui grimpaient à l’adversaire pour le dévorer. L’araignée était sur le dos, se tordait de douleur. Le plus jeune des deux camarades prit Ysaline sur son épaule tandis que l’autre peinait à se relever après son sort. Il était temps de prendre la fuite, le jour se levait.

    Après quelques mètres parcourus, ils furent pourtant projetés par les vibrations émises par le monstre mourant. Une nouvelle araignée surgit du sol et vola par-dessus le groupe pour se ruer sur sa consœur blessée.


    « Qu’est-ce que… Une autre ? Elle la…
    — Elle la dévore ! »

    Régalée par son festin, l’Éviscérâme se tourna vers les deux garçons. Ses yeux luisaient d’un rouge vif tandis qu’une aura mauve se dégageait de ses pattes.

    « Je crois que je n’ai pas le choix, je vais devoir utiliser ça… Liesel, prends Ysaline et mets-la à l’abri.
    — Vous n’allez quand même pas l’affronter seul ?!
    — Moi aussi j’ai ma carte secrète.
    — Vous n’avez pas intérêt à vous faire tuer, je me réserve ce privilège. » affirma l’albinos en s’enfuyant avec son amie.

    « Je déteste ces horreurs… Que ma colère fasse de ma plume une épée ! »

    Des flammes semblables à une paire d’ailes brûlèrent le dos du noble, puis les extrémités de celles-ci eurent un aspect corrompu : les flammes se réunissaient en une fine pointe rose, Amadeus était désormais paré de deux lames.

    ♦️
     Amadeus dévoile sa lame


    En un mouvement, il trancha les pattes de cette araignée, alors qu’une nouvelle surgit exactement de la même manière. Il continua ainsi un moment, lacérant chaque nouvelle créature qui apparaissait, constatant qu’elles devenaient plus fortes à chaque repas. Jusqu’au moment où il ne put plus se défendre efficacement.

    Projeté contre une pique de granit et recouvert de mucus blanc et corrosif, son épée disparut. Il n’avait plus assez de magie pour tenir debout et tomba à genoux. Il fixa le monstre dans les yeux alors qu’il s’approchait. Il retint un frisson de peur en émit un rictus jaune en constatant qu’il serait tué par sa phobie. Le noble perdit enfin toute étiquette en lançant un dernier regard à son bourreau à travers ses larmes. Celui-ci leva la patte et la planta dans la poitrine du mage.

    Il leva les paupières, baissa la tête : il n’était pas blessé. Devant lui, un étrange hibou à collerette s’évapora.


    « Ysaline… »
    — Tu ne croyais quand même pas que j’allais t’abandonner !
    — Tu es sauve…
    — Ce truc m’a prise par surprise, mais cette fois-ci, c’est différent ! »

    Plusieurs oiseaux écarlates perforèrent l’arachnide, et lorsque celui-ci fut à terre, la mage put aider son camarade à se relever. Liesel observait à proximité, cherchait une solution à ce combat interminable.

    « Liesel, je vois une ouverture, fit Sirius. Siffle !
    — Hein ?
    — Siffle, le plus fort possible ! »

    L’albinos plaça sa confiance en son ami immatériel et s’exécuta. Tous les combattants se retournèrent vers lui, alors qu’un court silence occupa l’espace. Celui-ci fut interrompu par un son que l’équipe connaissait très bien : la respiration de Marglah.

    « Elle est revenue !
    — Elle était juste à côté, grimpez vite et filez ! »

    Ainsi le trio s’en sortit à nouveau grâce à leur lézard. L’araignée resta à leur trousses un bon moment, puis finit pat disparaître. Durant leur fuite, Amadeus s’excusa auprès de Liesel pour son comportement. Les deux amis s’étonnèrent de vois le noble frissonner, mais celui-ci avoua tout peu après.

    « En fait, les araignées me terrifient… J’étais vraiment effrayé là-bas… Merci de m’avoir sauvé, Ysaline.
    — Voyez-vous ça, fit Liesel, prêt à prendre sa revanche.
    — Allons, tout homme a ses faiblesses, se reprit-il, je suis certain que tu en possèdes aussi, Liesel.
    — Essaie un peu de les découvrir.
    — Il me tarde, Lieselotte.
    — QUOI !? Ysaline ! Tu lui as raconté !?
    — Oui, au tout début du voyage, tu étais dans la lune. Je t’ai demandé si ça ne t’embêtais pas, tu m’as répondu « oui oui » ; c’est bien ce que je pensais, tu ne m’écoutais pas du tout.
    — M-Mais… !
    — Du calme, les filles. Le jour se lève, d’ici quelques heures grâce à Marglah, nous serons au temple de Nahkrankh. »

    Liesel en était un peu plus sûr chaque jour, c’était bien lui qui tuerait Amadeus.


    Fiche de RP (c) Miss Yellow


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    Re: Le Vent le plus Aride par Nina Andersen le Mar 27 Mar 2018, 18:25
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    Volonté d'Asgard
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    Correction time !
    Il en va de même ici : rien de grandiloquent, la même note ira donc. A pour ce RP, mais comme d’habitude, cela ne veut pas dire que c’est mauvais ! C’est pas comme si tu avais eu... erk... B(eurk)... 150 Æthernanos ma biche.

    213 lignes, fois dix, 2130 Æthernanos ! Mon deuxième nom est Villani. À cela s’ajoutent les 500 points d’un entraînement.

    ♦ Hm... Il y a bien le coup de Liesel qui répond « oui oui » quand on lui demande si ça ne le gène pas, et Ysa qui prend ça pour un non, mais de là à parler d’incohérence... Hum... Allez, pour le principe : 99 points huhuhu.

    ♦ Originalité ? 10 points pour l’apport backgroundesque ? Allez.

    ♦ Pour l’histoire, je me permettrai d’augmenter la note par rapport au dernier, mais de peu, et ce pour le développement de la relation Amadeus-Ysa : 150 points !

    ♦ 100 de renduuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ~

    ♦ Pour l’humour boah, y a des tentatives, je dois bien l’honorer, kuhu : 50.

    ♦ Terminons (eh oui, c’est triste) avec la rédaction : RAS. 300. Biiiiim.

    POUR UN TOTAL DE JE SAIS PAS POURQUOI JE CRIE 3489 ÆTHERNANOS AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

    by Nina

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